Les Pénitents de VIAS ….et d’ailleurs
JEUDI 02 juillet
18h30
halle Jean Raynaud.
Salle climatisée
Gratuite, tout public…
Suivie du vernissage de l’EXPOSITION
sur ce même thème!
…moment de convivialité en prime!
Explications pour les pressés:
Le conférencier sera Guilhem Van den Haute, bailli de la Maintenance des Pénitents de France et de Monaco pour le Languedoc
et prieur de la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier.
Il évoquera l’origine discutée des confréries de Pénitents, puis se concentrera sur l’histoire
des confréries de Pénitents en Languedoc.
Et élargira la présentation sur la fondation de la Maintenance des Pénitents de France et de Monaco dont nous fêtons le centenaire.
et enfin il présentera ce que sont les confréries de Pénitents aujourd’hui.
Explications pour celles et ceux qui ont un peu de temps:
une conférence sur les confréries de Pénitents.
Apparues dès le XIIe siècle en Italie, sous forme de sociétés pénitentielles, les confréries de pénitents, composées exclusivement de laïcs,
se généralisent à partir du XIIIe siècle à l’ensemble du monde catholique méditerranéen,
souvent sous la conduite spirituelle d’un ordre religieux (franciscains, dominicains…).
Outre la prière qui restait la priorité, les Confréries faisaient du « social » avant l’heure :
assistance envers les malades, les défunts, les prisonniers, les pauvres.
Une survivance résiliente
Malgré leur quasi‑disparition au XIXᵉ siècle, les confréries ont non seulement survécu, mais certaines ont été réactivées ou recréées
ces quinze dernières années en France. On en compte aujourd’hui environ une centaine, principalement dans le sud méditerranéen.
HISTOIRE des Pénitents blancs de VIAS
Pendant près de trois siècles, la Confrérie des Pénitents Blancs a marqué la vie de Vias
Née dans le tumulte de la contre-réforme, alors que protestants et catholiques cohabitaient difficilement,
elle s’est d’abord illustrée par la construction d’une chapelle en pierre noire, symbole de foi et de solidarité.
Au fil des générations, les pénitents ont veillé sur les malades, accompagné les défunts,
et tissé des liens entre toutes les classes sociales du village.
Grâce à de nombreux dons et legs, ils sont devenus de véritables gestionnaires de terres,
redistribuant les fruits de leur patrimoine au service de la communauté.
Mais la confrérie n’a pas échappé aux conflits : en 1768, un affrontement avec le curé de Vias secoue la paroisse,
révélant l’influence et la complexité de l’organisation. La Révolution française sonne le glas de cette ère :
les biens sont confisqués, la confrérie dissoute. Pourtant, l’esprit des pénitents renaît brièvement sous l’Empire,
avant de s’éteindre définitivement au XIXe siècle, emporté par le vent du changement et la modernité.
En somme, la Confrérie des Pénitents Blancs de Vias incarne l’histoire d’une solidarité villageoise,
d’une foi partagée et d’une adaptation constante face aux bouleversements de l’Histoire.
AMISTATS
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